30/12/2013

Des magasins de cannabis dans le Colorado dès janvier

Les premiers débits de marijuana verront le jour le 1er janvier dans le Colorado, premier Etat au monde à autoriser la vente de cette plante en magasin pour un usage non médical.

A compter du 1er janvier, le Colorado sera le premier Etat au monde à autoriser la vente de marijuana en magasin pour un usage non médical. Les huit premiers points de vente de cannabis ouvriront leurs portes mercredi matin à Denver, capitale de l'Etat.

L'ouverture de ces points de vente est moins surprenante quand on sait qu'un
amendement, approuvé par référendum par les électeurs de l'Etat, autorisait déjà la détention, la culture et la consommation de cannabis. Autrement dit,depuis novembre 2012, les adultes peuvent légalement cultiver et consommer cette plante dans un but purement récréatif.

Washington légalise la marijuana aussi

Les électeurs de l'Etat de Washington, dans le nord-ouest des Etats-Unis, se sont aussi prononcés en faveur de la légalisation de la marijuana à des fins non médicales au même moment que ceux du Colorado, en novembre 2012. Mais contrairement au Colorado, l'Etat de Washington ne permet pas encore l'ouverture de points de vente.

Cette "drogue douce" était déjà en vente depuis quelque temps à des fins strictement médicales dans des magasins du Colorado, de l'Etat de Washington et dans 20 autres Etats.

L'exemple des Pays-Bas et de l'Uruguay 

Dans le reste du monde, le Parlement uruguayen a récemment ouvert la voie à la vente de cannabis sous licence, mais il faudra encore des mois avant qu'un cadre précis soit mis en place à cet effet. Les Pays-Bas ont dépénalisé de longue date le cannabis, et les "coffee shops" d'Amsterdam sont autorisés à vendre des produits à base de marijuana à leurs clients. Mais la livraison de tels produits à "ces coffee shops" reste, elle, illégale.

"Cela va devenir de fait totalement légal dans le Colorado, au moins en vertu de la loi adoptée par cet Etat, tandis qu'aux Pays-Bas, c'est toléré, mais pas légal dans les faits", faisait remarquer récemment Ethan Nadelmann, directeur exécutif de l'organisation Drug Policy Alliance, qui milite pour la libéralisation en matière de "drogues douces".

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